Jeudi (28/12/06)
Esprit vagabond
Je ne veux pas de préoccupations amères. Je suis déjà en fin de carrière. La licence plus proche que jamais alors qu'elle me paraissait très lontaine il y a à peine quelques mois. Les couloirs que mes chaussures usent et que mes yeux connaissent par coeur. Tous ces endroits qui faisaient peur à la sortie du lycée et maintenant. On en rit. On en sourit et on s'en moque. Les horaires de train sont encrés dans la tête.
Et puis, on attend toujours plus de toi. Parce que les années défilent. Et je voudrais juste qu'on me félicite quand j'écris mon prénom. Maintenant, on te dit bravo sans savoir pourquoi. Pour les autres, ce ne sont que des mots. On se disperse par intérêts. On me dit que 21 heures par semaine. C'est peu. Je ne peux pas dire le contraire. Il faut juste leur rappeler que c'est 21 heures de cours dans la semaine. Et que les devoirs à rendre ne prenne jamais que deux heures à faire. On ne comprenait pas pourquoi j'étais fatiguée. Et le poignet tournait encore et encore pour former des boucles et des traits. Ah... Oui. Des lettres, c'est çà.
Cette pression aveugle et invisible sur tes épaules. Il faut savoir ce que tu veux faire. Je ne suis pas de celles qui ont trouvées leur voix en sortant de la maternelle. Ceux qui s'accrochent à leur rêve. Et leur rêve les fait avancer. Peut-être bien que je me suis fixée. Mais il y a un tas de choses que je voudrais faire de ma vie.
Un bien petit mot pour tout ce qu'il sous-entend.
Au début, c'était l'impatience. Quitter ce lycée trop étroit et faire couler la liberté dans les veines. Maintenant la fac m'écrase et m'assomme. Je vais lâcher cette station au mois de juin. Quoiqu'il advienne.
Quand tu dis: "Je fais des lettres", tout le monde te répond: "Tu veux faire prof?". Et moi je dis non. Alors, pourquoi? C'est ce que je voulais faire à 17 ans. Sans savoir quoi faire, c'est là que je voulais aller.
Et finalement, çà apporte plein de chose. On ouvre l'oeil. On analyse et on nuance. La nuance. Je crois que c'est le truc le plus important.
Tout n'est pas blanc. Ni noir. Ni gris. On se forge une opinion.
On nous apprend à vivre.
A voir surtout.
Ou plutôt. Oui, ce serait peut-être çà le plus important, on nous demande de regarder les choses.
Et le regard...
Au crayon de bois: ciorale, à 17:50 dans le tiroir "News du jour" - Coloriage: Jeudi 28 Décembre 2006, 18:31.
Mercredi (13/12/06)
~Désabusée~
Au crayon de bois: ciorale, à 20:16 dans le tiroir "News du jour".
Samedi (02/12/06)
Médiatrice de rien.
Sur la piste, j'attends une deuxième valse. A quatre mains. J'attends le grec qui doit tomber et le temps dévale les marches. Le ciel bleu de Londres semble un rêve trop bien rêvé. On ne se dit rien. Les lignes s'effacent et je reste Décembre. Et ce temps comme si de rien. Je veux du lilas. Et j'en aurais.
Tout se détraque et mes paupières clignent. 00h42, le ciel m'a bercé. A demain la nuit et qui rêve me vis.
Au plus près des yeux, mes lettres sont encore mieux. Qui comprendra quelque chose ne m'entendra pas.
Au crayon de bois: ciorale, à 11:18 dans le tiroir "News du jour".
Dimanche (26/11/06)
Comme un on-passe-on-passons qui ne passe pas.
Je cache les yeux dans mon pull.
Et au moins, je suis à l'abri de tout.
De tout ce que je ne veux pas.
Et pourtant.
De tout ce qui vient me percuter de plein fouet.
Doucement, novembre me rattrape.
Plus que quelques jours mais.
Mon coeur déborde.
De tout ce que je n'ai pas.
Tout semble facultatif.
J'ai pas la force de me concentrer.
Pas le courage de travailler.
J'ai pas la tête sur mes épaules.
Et mon coeur n'est pas en place.
Mes pensées s'éparpillent.
Ne me reste que mes deux yeux pour pleurer.
Mais chuuut...
Je ne confierai pas ma peine.
Peut-être bien que j'ai du chagrin.
Au crayon de bois: ciorale, à 18:31 dans le tiroir "News du jour".
Lundi (20/11/06)
This or That
Au crayon de bois: ciorale, à 20:59 dans le tiroir "News du jour".
Vendredi (17/11/06)
~*~
15/11/2006
Le ciel bleu accompagne mes promenades. Même en plein Londres. J’ai chaud sous le mois de novembre. J’ai peur et mes cheveux me cachent de ce monde. Mes nuits vont se raccourcir et les cernes s’allonger. Au gré des devoirs et des soirées entre amis. Heureusement qu’ils sont là. Pour me faire penser à autre chose.
Je voudrais plein de choses. Et je ne les veux pas.
Au crayon de bois: ciorale, à 12:34 dans le tiroir "News du jour".
Jeudi (02/11/06)
Et si chaque mot était le début d’une belle histoire ?
Daté du 16/09/06
Et si j’enlevais le Et si ?
Combien seront-là ?
Quatre ?Trois ?
Deux ? Un ? Zéro ?
Au crayon de bois: ciorale, à 22:43 dans le tiroir "News du jour".
It's a hard day's night
Comme tous les matins où j'oublie de mettre ma montre, mon train est supprimé. Cà ne me dérange pas plus que çà d'arriver en retard en cours (oui je sais, la vilaine). Ce qui me dérange le plus c'est d'attendre le prochain train dans le froid. Parce que oui! A 7h33 ce matin, il faisait 2 degrés dehors! Et pendant que certains d'entre vous dormaient bien au chaud sous leur couette (et là, je vous jure, j'ai eu des envies de meurtre... lol), et bien d'autres dont moi se gelaient le bout des doigts sur un quai de gare. Et le pire du pire... c'est quand un direct vous passe sous le nez et qu'une vague d'air froid vient vous percuter en plein visage. Cà. Cà c'est le comble.
Mais non! Parce que les journées où j'oublie ma montre rien ne va plus. Vous ne savez peut-être pas qu'ils ne mettent pas de chauffage dans les amphis vous... Un amphi est supposé être bondé. Et donc avec toute cette matière grise qui chauffe, la température est agréable. Mais, quand votre amphi n'est pas plein. Et que la clim se met en route pour aérer ce surplus de température qui n'existe pas... Il fait froid! Et pendant quatre heures en plus.
Mais. J'ai un super thermos tout rouge! Et dedans... il y a du chaud! Et çà, c'est super cool! Vous pouvez me croire... Je deviens dépendante au thé à la menthe...
Et puis le reste hein... ce sont des cours où je gratte. Et je gratte. Encore. Et encore. J'aime pas l'heure d'hiver. Quand je finis à 17 heures, il fait nuit. Et c'est nuuuul! On est d'accord, n'est-ce pas?
Et le train au retour. Je détaille pas, tout a bien été.
Et quand je suis rentrée chez moi, je me suis blottie contre la cheminée. Et j'ai laissé mon pull chauffé. Chauffé. Jusqu'à ce que je ne le supporte plus. Et une bonne odeur va bientôt flotter dans la maison. Même si j'aime pas l'hiver, je dois bien avouer que je suis friande de chocolats chauds et de plats d'hiver au fromage...
19h30. Dernier mot d'une journée comme les autres.
Bonne soirée!
Au crayon de bois: ciorale, à 19:34 dans le tiroir "News du jour".
Mercredi (01/11/06)
Ligne courbe
Désirs et déboires.
L’agenda qui se remplit de vides et de projets. L’Angleterre qui me sourit. Et Londres qui ne me sera plus tout à fait inconnu d’ici peu de temps. Et Noël s’insinue dans mes pensées. Et 2007. Et cet âge que j’effacerais de ma mémoire. Tant de choses à dire depuis si longtemps. Tellement de nouvelles à prendre depuis mi-août. Free m’a joué un mauvais tour et j’ai été déconnecté de ma virtualité. Je dois avoir plusieurs rames de métro de retard sur vos vies. Je ne sais pas si je pourrais les rattraper.
Et chaque jour de plus à la fac m’en éloigne un peu plus. La licence se profile et je n’ai jamais été aussi sérieuse. Peut-être est-ce du à cette absence de net. Je me suis découverte sérieuse et travailleuse. Je planifie et prend de l’avance. Et çà… je pensais pas pouvoir en être capable un jour. L’ordinateur n’a été qu’un attrape poussière. J’ai appris à vivre sans. Et j’ai survécu. J’ai diversifié mes envies.
J’aurais des tas de choses à dire. Des tas d’autres à raconter. Mais d’abord, ce six octobre. On s’est donné rendez-vous à la sortie de métro. Il devait être un peu plus de 19 heures. Ligne 2, la bleue. On est passé par Ménilmontant pour gagner la Maroquinerie. Les escaliers nous ont menées vers le bas. Petite salle circulaire. On s’est assises sur les marches en attendant qu’il arrive. Mes oreilles écoutaient Miossec. On s’est impatientées. L’enthousiasme grandissait.
Et la nuit s’approche vers ses 32 ans.
Juchée sur ma marche. A six mètres. Pile en face de lui. J’ai passé deux heures –presque- en tête-à-tête avec Cali. Comme un claquement de doigt. Mon portable a mémorisé ses chansons inédites. Et maintenant. Je crois que c’est ce que j’aime le plus après les concerts. C’est quand tu as l’image à associer avec les chansons. Il n’y a qu’à fermer les yeux pour se souvenir.
Voilà plus d’un an que je suis tata. Mon neveu se risque à faire ses premiers pas. Il finit toujours par se jeter dans nos bras. Il sait déjà faire son cinéma. Et plus que jamais, il est mon petit Prince : un rayon de soleil et un grand bol de tendresse blond comme les blés. On oublie vite. On n’oublie rien. Et en un an, tout a changé.
Je veux Noël tout de suite. Je veux décembre et ses chocolats. Le sapin et les montagnes de cadeaux. Je ne sais pas encore combien on sera cette année. Le 24 décembre. Trois ? Sept ? Onze ? Quatorze ? Mystère et bubble-gum. Les catalogues de cadeaux ont envahi les boîtes aux lettres et mes cousins ont déjà préparé leurs listes.
Mais pour l’instant, c’est Halloween qui s’éloigne. Citrouilles, sorcières et enchantements. On s’est retrouvé pour une soirée. On a hésité à toquer aux portes pour réclamer des bonbons. J’avais oublié mon chapeau et mon nez crochu. Et la boîte de bonbons qui m’attendait à côté de la porte d’entrée…
Novembre est là. Et me revoilà.
Au crayon de bois: ciorale, à 17:56 dans le tiroir "News du jour".
Dimanche (23/07/06)
Avant ou hier, je ne connais plus.
Je voulais juste goûté l'eau de leur piscine. J'ai juste eu le temps de passer une jambe au-dessus de la piscine et... l'autre a suivi pendant que la tête coulait. Ils ont littéralement sauté sur moi. Et... toute mouillée, un éclat de rire. Et le fou rire. Viens... reste... Oui. Mais le soleil s'était caché.
Je n'ai plus chaud. Je suis juste bien.
La vie reprend doucement son cours. J'ai enlevé les parenthèses et les volets sont de nouveau grands ouverts. L'herbe humide sous les pieds, celle d'après l'orage. Les tongs trempées et pleine de boue. Parce que traverser les champs à l'aveugle, en pleine nuit. Et je le fais les yeux fermés. Sauf que là... je collais un peu au sol.
On devait manger dehors hier soir. Quelques gouttes sont venues nous rafraîchir. Et ensuite... j'aurais pu danser sous la pluie tellement. Ramener les enfants hors de la piscine parce qu'il y avait des éclairs. Et l'eau qui fumait. Presque un sauna.
Les heures de sommeil qui commencent à peser sous les paupières. Les yeux qui fatiguent et les lentilles qui dérangent. Les deux dents de mon neveu qui se plantent dans mon épaule. Et rien. Juste un léger chatouilli.
La semaine prochaine s'achèvera aussi vite qu'elle a commencé. Et le réveil sonnera. Toujours à la même heure. Sauf que. Août sera là. Les sites internet défilent pour trouver des vacances pour mes parents. On attend jusqu'au dernier moment pour avoir les prix les moins chers. Vivement. Pour eux. Pour moi.
Le train qui m'emmène dans la même direction. Durant 12 mois, j'aurais pris le chemin de la fac. Pas très reposant. Les grasses matinées me manquent. Mais. Il y aura ce joli chiffre dans mon compte en banque.
Je me répète et pourtant, des choses à dire. Mais.
Et j'ai envie de jouer... Si je te donne ces mots là.... tu en fais quoi? Dis moi...
Impatient.
Eau.
Géranium.
Verre.
Dragon.
Opium.
Alors?
Au crayon de bois: ciorale, à 12:57 dans le tiroir "News du jour".




