Lundi (08/10/07)
Ignore la solitude que rien ne console
Parce que la pluie a dévalé le long des lèvres, laissant un goût salé et amer derrière les larmes.
Au crayon de bois: ecilora, à 20:12 dans le tiroir "Pensive Pensine".
Mardi (26/12/06)
Floue-moi
Ce soir, ce sera le songe.
Cette nuit, ce sera la vie.
Demain, ce sera l'envie.
Hier, c'était l'oubli.
Qui rêve me vis.
J'attends ma [Mise Amour].
Ton âme en joue contre joue.
Aldebert dans les oreilles,
Et des sourires de ses mots.
*
Au crayon de bois: ciorale, à 23:30 dans le tiroir "Pensive Pensine".
Samedi (16/12/06)
Six feet Under.
Je suis déprimée et fatiguée.
J'ai les larmes aux yeux et le sourire dans les chaussettes.
J'la comprends pas. Je la comprends plus. Faut croire que les fins d'années ne sont bonnes qu'à révéler les désillusions d'amitié. Et six ans vont partir en fumée. Parce que je crois avoir fait beaucoup d'effort. Mais que depuis le temps que çà dure, j'en ai assez.
Une sale gueule quand tu arrives. Sans que tu ne saches vraiment pourquoi parce que madame ne daigne pas te le dire.
Je voudrais te griffer au visage, t'arracher les yeux et t'hurler toutes mes larmes à la figure.
C'était pas le moment pour que je me remette en cause. C'était pas le moment. Pas en plein milieu de tout çà. Pas au milieu de tout ce qu'il y a à faire. T'avais pas à me faire çà. Surtout que je n'ai rien à me reprocher. J'ai cru que c'était ma faute. Que tout était de ma faute. Je sais que j'ai ma part de responsabilité. Mais c'est pas une raison de me plomber. T'es loin d'être une sainte. Et il faudrait faire attention. parce que je voudrais que toutes tes sautes d'humeurs te reviennent en pleine figure un jour. Pour voir comment c'est désagréable...
J'ai pris ma décision. Et peut-être que çà te forcera à me parler. Même si c'est pour me cracher des insultes au visage. Même si c'est pour finir en pleurs, au moins tu l'auras dit. Au moins tu l'auras fait. Et je ne suis plus à quelques larmes près.
Alors, je vivrais ma vie sans faire attention à la direction que tu prends. Dès lundi. J'en ai assez de faire semblant. Mais je ne dirais rien. Parce que tout a commencé pour je ne sais quelle raison. Et je sais très bien comment tu fonctionnes. Depuis six ans. Tout va me retomber dessus.
Et j'ai pas besoin de çà. Pas en ce moment où mes espoirs sont plus que bancals. Au moment où la licence avec mention s'enfuit à toutes jambes. Parce que je n'aurais que 5 de moyenne. Et même si ce n'est qu'une matière... il faut la compenser. *Sujet facile* Tu parles... J'aurais mieux fait de fondre en larmes...
Au crayon de bois: ciorale, à 16:10 dans le tiroir "Pensive Pensine".
Lundi (03/07/06)
1.2.3 ☼
En quelques mOts. En cOndensé. POur la fin de mes vacances. POur le début de juillet. De la fin au début. L'hOrlOge tOurne dans le sens inverse des aiguilles d'une mOntre. Et le temps passe encOre plus vite. Une semaine en un clin d'Oeil. En un battement de cil. Et waOuh le ☼.
J'ai refait le tOur de la fac à la recherche de mOn avenir. J'ai piOché les nOtes une à une. J'ai eu peur et j'ai sOuri. J'ai été heureuse et j'ai failli pleurer. Parce que de çà dépend les vacances de septembre. Et je le sais que. Vraiment besOin de changer d'air. J'ai regardé du trOttOir d'en face le siège et le guichet que j'Occuperais. Je me demande ce que ce sera. répOnses demain. angOisse au creux du ventre. Mais elle s'envOlera. Je m'y plairais. C'est ce que murmure mOn cricket dans le creux de l'Oreille. Deux nOtes encOre en suspend. Au bOut d'un fil. Mais je l'ai ce semestre. Et je l'ai sans aucun dOute.
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Mon cœur j’l’ai fait danser
Avec des coquelicots dans mon décolleté]
Amélie-les-crayons. Le Chant des Coquelicots.
Au crayon de bois: ciorale, à 17:58 dans le tiroir "Pensive Pensine".
Lundi (12/06/06)
Je ne veux pas vivre dans une bonbonnière.

Premier jour officiel de vacances. Se laisser porter par la chaleur. Redonner un aspect humain à ma chambre. Fait. fait et refait. Tranquille pour un bout de temps... du moins, je l'espère. Je me suis laisser vivre. Aux heures perdues de la journée. J'ai ressorti quelques livres du fond de la bibliothèque. Ceux que j'avais commencé à lire. Et les autres. Qui ne me disaient trop rien. Lecture intensive. Pour ne pas arriver à la rentrée en se disant que... je connais vraiment rien. Et L'éducation sentimentale. Parce que. Chuuut. c'est au programme de la rentrée. Et 500 pages. Alors autant prendre de l'avance.
C'est bon de laisser le temps filer. Et ne pas regretter. Pas pour l'instant en tout cas. Et puis. Savourer ces vacances. Jusqu'au dernier moment. Je sais que je ne m'ennuirais pas. Juillet et Août ne seront pas chômés. Et septembre sonnera comme la libération. 'Fin... I hope.
Tu as peut-être remarqué les quelques chanons à droite. je crois que je pourrais en mettre des dizaines. Alors réfléchir. Et puis... Ajouter au gré des humeurs. Et de la châine hi-fi. ;)
Au crayon de bois: ciorale, à 23:51 dans le tiroir "Pensive Pensine".
Jeudi (01/06/06)
Je sais pas commencer les histoires.
J'aime. J'aime pas.
Tu es sûre qu'on est en juin? Tu es sûr que dans 20 petits jours, c'est la fête de la musique? Parce que moi non. Je voudrais me noyer sous ma couette avec un chocolat chaud entre les mains. Je voudrais pouvoir regarder les flocons tomber de mon lit. Et attendre l'été avec impatience. Le temps ne tourne plus rond.
Je voudrais oublier cette maudite période. Je voudrais sauter ces dix prochains jours. Comme une puce. Je voudrais faire le tour du monde en un bond. Je voudrais tout. Je ne veux rien. Impression de ne pas faire assez. En même temps, c'est vrai. J'aurais du réviser aujourd'hui. Je n'ai rien fait. pourtant demain... Alors. Je vais poster. Et tout éteindre. Parce que c'est toujours la veille pour le lendemain. Avec moi. Et plus çà va. Plus je m'en veux. Parce que. Toujours. ces mots au creux de mes pensées. J'aurais pu faire mieux. Si.
Si je l'avais voulu. Oui. Mais. En fait, non. Parce que je le veux. Réviser. Mais. Une fois installée devant mon bureau. Regard fixe devant mes fiches. Mes pensées vagabondent ailleurs. Au-dessus de cette foutue focalisation interne et de Médée et les Bacchantes. Et en même temps. Je sais que. J'ai au moins 13 dans une matière. Et que pour l'autre, il faudrait vraiment que je me plante pour descendre ma moyenne. Alors, tu vois comment je fonctionne? Je m'aime pas. Et je culpabilise. Et je m'enferme contre moi-même. Mais. Je ne peux m'en vouloir qu'à moi.
C'est frustrant. Et je ne suis pas la seule. On est complètement démotivées. Parce que malgré tout. Je ne suis pas la seule. Hier, on a été à la BU avec Ellie. On a fini nos disserts. Parce qu'il fallait les rendre à 17 heures. Et après. Recopier quelques mots dans le livre. Et se regarder dans le blanc des yeux. Alors, on a remballé nos affaires et regagner les couloirs. Assises en tailleur par terre. A s'échanger nos musiques. Même qu'elle était surprise que je connaisse Martin Rappeneau. Et Rire comme si on était saoûles. Et on se découvre un peu plus à chaque fois. On ira boire un chocolat chaud après. On se donnera rendez-vous. Comme çà. A dix autour d'une petite table. Comme dans les séries télé.
Au crayon de bois: ciorale, à 20:43 dans le tiroir "Pensive Pensine".
Jeudi (25/05/06)
[Serrés à six dans une petite voiture, j'échangerais pas ma place même si on va dans le mur]

Ici. Presque comme d'habitude...
Juste deux-trois mots. Alignés les uns à côtés des autres. Juste quelques mots. Et en fond sonore, des instruments. Juste quelques mots. Et toute une vérité. Même si l'itinéraire est formel. Même si on s'est trompé de route. Même si on est à l'opposé d'où on voulait aller. Même si. Même si. Même si. C'est pas grave.
Parce que je ne vous ai pas perdu en chemin. Parce que on est à six. Ou peut-être un peu plus dans cette petite voiture. Parce que le rond point ne viendra pas. Et qu'on ne pourra pas faire demi-tour. Et pas de marche arrière. Non. Nous on va droit devant. Et qu'importe où les lumières de la ville nous emmène. On ira jusqu'à la mer. Garer la voiture tout près de l'eau. Et courir dans le sable avant de finir les pieds dans l'eau. Tourner. Encore. Toujours. Jusqu'à ne plus savoir où est le ciel. Où est la terre. Où est la mer. Se laisser tomber. Mais continuer à tourner. C'est dur de trouver la Grande Ourse quand les étoiles tournent. Frissonner. Le vent se lève. Se relever. Tanguer un peu. Se retrouver dans la voiture. Pour se réchauffer. Regarder le soleil se lever à l'horizon. Le voir sortir de l'eau. Un peu comme Venus. Pourtant, ce n'est pas son petit frère. Alors. Retrouver le bitume et aller droit devant soi. On s'arrêtera quand la voiture ne voudra plus nous porter. Où l'on sera. Je sais pas.
Au crayon de bois: ciorale, à 21:49 dans le tiroir "Pensive Pensine".
Vendredi (05/05/06)
A bout portant.
Au crayon de bois: ciorale, à 21:37 dans le tiroir "Pensive Pensine".
Samedi (29/04/06)
Les rez-de-chaussées sont enterrés
et l'on entre maintenant par les fenêtres. Apollinaire.
La fenêtre reste ouverte et laisse entrer la bonne humeur. Les oiseaux chantent et les fleurs murmurent. Respirer l'optimisme à plein poumons et faire le plein de souvenirs. La vie se compose au jour le jour. J'assemble mes pièces, mon puzzle sera peut-être fini, un jour.
Au crayon de bois: ciorale, à 19:29 dans le tiroir "Pensive Pensine".
Dimanche (09/04/06)
*Where dreams have no End*
On a tous un banc, un arbre ou une rue
Où l'on a bercé nos rêves
C'était le grand arbre dans le jardin de mes grands-parents. Cet arbre aux multiples facettes. Notre lieu de réunion. C'était toujours là que les histoires prenaient forme. Et puis, il y avait ces quatre lilas qui formaient notre prison mauve. Ma cousine et moi. C'était notre palais de princesses.
On a tous un banc, un arbre ou une rue
Une enfance trop brève
C'est cette rue que j'ai arpentée de la maternelle au Cm2. C'est l'école primaire et la cour de récré. C'est apprendre à écrire son nom et à compter. Les départements français et la date de la révolution française. C'était mes classes. Et l'été dans le pré. Où on pouvait s'inventer des maisons. Où l'on jouait à rire et respirer le bonheur. Où l'on ne se doutait pas qu'un jour on grandirait trop vite. Où l'on voulait déjà être grand. Et où nos rêves prenaient des proportions impressionnantes.
Un jour ou l'autre il faut partir
Pour se construire un avenir, un avenir
Marcher droit devant soi. Choisir dans quelle direction on ira. Le panneau Toutes directions ne suffit plus. Il faut choisir. Ne plus rester dans le vague. C'est le moment de choisir la bonne sortie d'autoroute et de prendre les petits chemins. De découvrir ce qu'on sera au coin d'un carrefour. Tomber en panne au plein milieu de nul part et devoir se débrouiller. Seule. Toute seule.
Et c'est l'inoubliable instant
Où l'on rend ses habits d'enfant, d'enfant
On oublie les tenues d'indien faites dans les chemises de papi. On oublie les robes de princesse faites avec de vieux draps. Les cabanes improvisées avec une table, deux chaises et une couverture sont rangées dans l'album photo. On rêve de ce que sera chez nous. Quand on y sera. Où on sera. Qui on invitera pour pendre la crémaillère... Seule ou à deux...
Chacun s'envole rempli d'espoir
Sur le chemin qu'il s'est choisi, qu'il s'est choisi
Les rencontres se font plus espacées. L'air rempli nos soirées passées ensemble. On s'effleure et on sourit. On savoure les moments passés ensemble, comme avant. Parce qu'on ignore encore quand sera la prochaine fois.
Vers la richesse ou vers la gloire
Pourtant quel que soit notre but, notre but
Quel que soit l'endroit où on arrivera. Peu importe si c'est à 2 ou 5000kms. Peu importe si tu y arriveras seule ou non. Il y a qu'il y aura toujours quelqu'un pour t'accueillir, pour venir te chercher à l'aéroport ou pour t'inviter à prendre un café un samedi après-midi. Même si tu détestes le café.
On a tous un banc, un arbre ou une rue
Où l'on a bercé nos rêves
C'est l'arrêt de car le matin. Toujours. C'est les gens dont on ne connaît pas le nom. C'est les collégiens. Comme nous. C’est les lycéens. Comme nous. C'est les étudiants. Comme nous. C'est les travailleurs. Pas encore. C'est cet arrêt de car qui m'a vu défilé. C'est cet arrêt de car qui a rapetissé au fur et à mesure que je grandissais. C'est cette peur de rater le car qui a totalement disparu aujourd'hui. Parce que, tant pis... j'aurais le prochain.
On a tous un banc, un arbre ou une rue
Une enfance trop brève
C'est six mois qui ont passé vite. Et on voit que le temps passe lorsqu'on a un bébé dans les bras. On remarque qu'un jour c'est beaucoup quand il vous dit non de la tête quand vous lui dites: "Noooooooooooon!" Et qu'il vous fait un sourire en coin qui vous fait fondre. C'est quand, à ce baby-sitting, cette petite fille vous dit que quand elle sera grande elle se mariera avec untel. Et toi tu souris. Tu demandes qui est-ce. Et tu souris. Parce que bientôt, son petit cœur réalisera que c'est pas tout à fait simple.
Chacun dans son coin d'horizon
Ne défend que de ses ambitions, ses ambitions
C'est la toile d'araignée qui s'étiole. Même si le fil est résistant. On grandit. Nos rêves sont toujours là. Ils se mélangent à notre réalité. A notre tour de tendre la main. A notre tour de répondre aux questions innocentes. A mon tour de les aider à faire leur devoir. A mon tour de leur montrer le monde autour. A mon tour de faire l'intermédiaire entre eux et les grands. Et j'adore faire cet entre-deux.
Même si nous ne partageons rien
Que nous reste-t-il en commun, en commun ?
Il nous restera toujours cet endroit qu'est l'enfance. Qu'elle ait été bonne ou mauvaise. Il y aura toujours ces moments-là. Ces moments de gagné sur le monde. Ces moments gagnés sur le temps.
Au crayon de bois: ciorale, à 18:45 dans le tiroir "Pensive Pensine".












