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Tourne.
A en oublier le reste.
Tourne.
Jusqu'à ne plus pouvoir.
Tourne.
Juste parce que cette photo,
çà a été mon moment de bonheur de la journée.
Pourquoi, je sais pas.
Juste, je la trouve superbe.
Et les couleurs...
Talons aiguilles
Sur
Lie-de-vin.
Le temps que le vent m'ait soufflée
Le temps que je ne sois plus. Juste une minute. Juste une seconde. Un moment. Un instant.
Que le vent m'emporte. Et qu'importe l'endroit. Qu'importe où j'irais. Qu'importe les océans que je survolerais. Qu'importe les gratte-ciels que je frôlerais. Qu'importe les montagnes. Qu'importe les pays.
Me poser sous le ciel. Emballer le soleil. De mes bras. Et le serrer fort contre mon coeur. S'étaler dans l'herbe.
Et je pourrais écouter cette chanson jusqu'aux larmes. Je révise mes sourires. Pour dire que oui. Tout va bien. Même si vraiment... Non. Ce n'est pas catastrophique. C'est juste que. Ce reflet c'était des larmes. C'est tout moi. Qui accumule. Un peu. Beaucoup. Mais... Figures imposées. Parce que l'encre du stylo ce soir ne sera pas bleue. Ni noire. Parce qu'il y aura toujours ce sourire en coin. Parce que le noir se refoulera face au bleu du ciel. Mais quand la nuit sera noire. Quand les étoiles se seront éteintes. Quand le réveil affichera une autre journée. Quand les yeux n'auront plus rien. Alors.
Quand le vent soufflera sa haine. Quand la pluie s'écrasera violemment contre la fenêtre. Quand les arbres se ploieront sous la colère. Quand ton coeur aura le mal de mer. Quand la lune viendra illuminer la taie d'oreiller. Quand ta main ne trouvera plus le crayon. Quand ta main ne trouvera rien. Même plus toi.
Et puis, il y aura un nouveau jour. Et puis, il y aura les oiseaux à la fenêtre. Et puis, ils chanteront. Mais. Parce qu'il y a toujours un mais. Tu ne joueras pas la même mesure. Parce que. Tu ne voudras pas du comme hier. Tu ne voudras pas. Parce que les jours s'accumulent. La durée de la projection s'allonge. Mais déjà tu t'endors.
Le temps que le vent m'ait soufflée.
Au loin.
Tes pas suivent les miens. Malgré moi. Ton ombre remplace la mienne. La mienne s’était échappée. La tienne aussi. On me l’a recousue. Mais la tienne. Pas la mienne. Tu fais ce que tu veux. Je fais ce que tu veux. Et parfois, c’est le contraire. Parfois, on fait la même chose au même moment. On décolle pour ailleurs. On essaie de tout oublier. De tout laisser derrière nous. Mais je n’y arrive jamais. Et toi ? C’est toujours au matin que mes pieds touchent Terre à nouveau. Et les tiens ? Toi tu frôles les murs. Tu joues avec la lumière et tu valses avec les flammes.
C’est à ce moment là que je me dis. Ce n’était qu’un rêve. Et tu me reprends toujours. Parce que. Oui je le sais. Mais des fois, c’est dur. Et des fois non. Parce que parfois, c’est des mauvais rêves qui s’accrochent à moi. Et c’est dur. Ça fait bizarre et çà rend triste. Comme cette nuit. Ou même les yeux ouverts, je ne pensais qu’à çà. Tu avais beau me dire que ce n’était qu’un rêve. Je n’y croyais pas. J’ai eu peur. Je ne voulais pas çà. Pas pour eux. Pas pour moi non plus.
Tu as essayé de me replonger dans mon sommeil. Mais, c’est le même cauchemar qui est revenu ; et çà ne m’arrive jamais de rêver deux fois de la même chose. Alors, je trouvais çà encore plus étrange. Mais tu as assommé mes pensées. Et j’ai dormi jusqu’à la fin du rêve.
Mais… j’aime pas ton histoire.
Cette nuit j'ai rêvé en couleurs.
Cette nuit, j'ai tourné mon film. La journée est repassée devant mes yeux. Mais avant, il y a eu le final cut. Des moments qui se coupent et se croisent. Pour donner du sens.Ou non. Cette nuit, il y a eu des avances rapides. Et des gros trous noirs.Et rêver les yeux ouverts aussi. Pendant que les gens autour de soi parlent de choses et d'autres. Fixer la fenêtre. Regarder son reflet. Voir les lignes du livre. Et plonger dedans. Dans cette vitre. Dans le verre. Dans ces lignes. Ce reflet.
Et partir. Partir là où les gouttes de pluie ne rebondissent pas sur la vitre. S'envoler droit au-dessus des nuages. Remonter mes rêves jusqu'aux étoiles. Cueillir ce fil. Ce fil qui m'amène là où je ne sais aller. Les portes de l'ailleurs. Là où tu n'es plus personne.
Mis à part toi. Là où tu n'as plus de nom. Parce que tu n'en as plusbesoin.Cueillez ces rêves... Ils ne fâneront pas.

Un vague à l'âme.
Un peu noyée.
Les mots qui coulent.
Pas de bouée de sauvetage.
Non.
Rien.
Et le matin quand je prends mes pieds pour aller jusqu'à l'arrêt de car, les guirlandes de Noël m'accompagnent. Les maisons clignotent. Un peu trop fort parfois. Je veux bien me laisser gagner par l'esprit de Noël... mais bon... Keu même!
Et ce ouikend je lance l'opération commando. Juste commencer à mettre des guirlandes lumineuses dans la maison. Le sapin, çà sera pour la semaine prochaine. Fixer la rosace sur la porte, mettre la guirlande de perles dans l'escalier. Décorer la cheminée...
Et tous les jeudis, pendant deux heures, on retombe un peu en enfance. Littérature pour la jeunesse, çà s'appelle. On découvre les albums pour les petits. Et j'en suis tout autant émerveillée.
Pef, La belle lisse poire du prince de Motordu.Mais dis, Rat conte émoi une belle lisse poire...

Cherchez pas le lien entre l'image et le texte... Y'en a pas! ;-p
H i e r, u n e é t o i l e e s t v e n u e b r i l l e r p a r c h e z m o i
R i e n n e l e l a i s s a i t s u p p o s e r
L e s é t o i l e s n e v i e n n e n t p a s c o m m e ç a
L e c i e l é t a i t d é g a g é. T o u t é t a i t c l a i r,
L a l u n e i l l u m i n a i t l a n u i t
C o m m e l e s o l e i l e n p l e i n j o u r.
C h a q u e é t o i l e b r i l l e p o u r u n e p e r s o n n e.
M a i s u n e é t o i l e n e m e u r t p a s.
H i e r, u n e é t o i l e e s t v e n u e b r i l l e r p a r c h e z m o i.
L o r s q u' o n r e g a r d e l e c i e l,
O n s e n o i t d a n s u n o c é a n.
E n r e g a r d a n t u n e é t o i l e l e m o n d e s' o u v r e à t o i.