Mercredi (28/05/08)
Et c'est tout.
De toutes ces journées qui filent. Et en retournant en arrière, on se rend compte que les temps changent. Et soi-même en premier. C'est étrange. Comme si tes contours tremblaient, se flouaient et puis. Bam. Ils se redéfinissent d'un coup mais tu ne sais plus trop ce que tu as gardé. Plus trop ce que tu as perdu.
Il faut que je me rende à l'évidence. Je n'aime pas finir.
Et ce sera tout.
Et juste un peu le bien-être de revenir dans ce bleu. Sur ce gris. Quelque part où après tout, sur une autre couleur, c'est toujours un bout de moi.
Au crayon de bois: ecilora, à 21:53 dans le tiroir "Post-it".
Dimanche (03/02/08)
Eclipse-moi
Revenir à l'âme puisque le coeur flanche.
Mardi (30/10/07)
Et danser en secret la valse des anges
La peau neuve glisse le long des draps. La fée veille sur des mots qui ne sont pas les miens. Et la nuit scintille. Plus tôt encore qu'hier. Les ailes repliées le long des pages, ses bras imprègnent d'autres lignes. La magie s'efface dans le tournoiement des pages.
A force d'histoire, de livres achevés, de pages tournées, de coeur serré et de sourires esquissés, les miennes prennent forme. Les silhouettes s'effacent. Tout se précise. Un peu. Dans le crépusculaire. Lorsque les plumes quittent leurs ailes et viennent jusque là. Chatouiller les rêves. Jusqu'au bout.
Lundi (08/10/07)
Ignore la solitude que rien ne console
Parce que la pluie a dévalé le long des lèvres, laissant un goût salé et amer derrière les larmes.
Au crayon de bois: ecilora, à 20:12 dans le tiroir "Pensive Pensine".
Vendredi (29/12/06)
Point final
J'avais dit qu'un jour, je leur donnerais l'adresse d'ici. Quand je me sentirais prête. Et finalement, je me rends compte qu'ici, c'est mon secret. Alors, je ne dirais rien. Ce petit bout de moi restera encré dans un petit coin de mes pensées. Mais mon secret s'achève ici.
Et puis, çà fait un bout de temps que mes mots ne me viennent plus très bien en tapant sur un clavier.
Il est temps.
Mon histoire se termine maintenant.
Et c'est du bout de ma plume que je glisse ces dernières lettres...

J'me tire d'ici.
Et Plif. Plaf. Plouf.
Le temps de garder tous mes mots et...
Abracadabra.
Ce sera vide.
Je ferais table rase.
Ciorale s'en va. Revient Coralie.
Et finalement, c'est peut-être ici
que je donnerais l'adresse de là-bas...
Et quand même.
Je vous souhaite une bonne fin d'année.
Au crayon de bois: ciorale, à 18:13 dans le tiroir "Post-it".
Jeudi (28/12/06)
Esprit vagabond
Je ne veux pas de préoccupations amères. Je suis déjà en fin de carrière. La licence plus proche que jamais alors qu'elle me paraissait très lontaine il y a à peine quelques mois. Les couloirs que mes chaussures usent et que mes yeux connaissent par coeur. Tous ces endroits qui faisaient peur à la sortie du lycée et maintenant. On en rit. On en sourit et on s'en moque. Les horaires de train sont encrés dans la tête.
Et puis, on attend toujours plus de toi. Parce que les années défilent. Et je voudrais juste qu'on me félicite quand j'écris mon prénom. Maintenant, on te dit bravo sans savoir pourquoi. Pour les autres, ce ne sont que des mots. On se disperse par intérêts. On me dit que 21 heures par semaine. C'est peu. Je ne peux pas dire le contraire. Il faut juste leur rappeler que c'est 21 heures de cours dans la semaine. Et que les devoirs à rendre ne prenne jamais que deux heures à faire. On ne comprenait pas pourquoi j'étais fatiguée. Et le poignet tournait encore et encore pour former des boucles et des traits. Ah... Oui. Des lettres, c'est çà.
Cette pression aveugle et invisible sur tes épaules. Il faut savoir ce que tu veux faire. Je ne suis pas de celles qui ont trouvées leur voix en sortant de la maternelle. Ceux qui s'accrochent à leur rêve. Et leur rêve les fait avancer. Peut-être bien que je me suis fixée. Mais il y a un tas de choses que je voudrais faire de ma vie.
Un bien petit mot pour tout ce qu'il sous-entend.
Au début, c'était l'impatience. Quitter ce lycée trop étroit et faire couler la liberté dans les veines. Maintenant la fac m'écrase et m'assomme. Je vais lâcher cette station au mois de juin. Quoiqu'il advienne.
Quand tu dis: "Je fais des lettres", tout le monde te répond: "Tu veux faire prof?". Et moi je dis non. Alors, pourquoi? C'est ce que je voulais faire à 17 ans. Sans savoir quoi faire, c'est là que je voulais aller.
Et finalement, çà apporte plein de chose. On ouvre l'oeil. On analyse et on nuance. La nuance. Je crois que c'est le truc le plus important.
Tout n'est pas blanc. Ni noir. Ni gris. On se forge une opinion.
On nous apprend à vivre.
A voir surtout.
Ou plutôt. Oui, ce serait peut-être çà le plus important, on nous demande de regarder les choses.
Et le regard...
Au crayon de bois: ciorale, à 17:50 dans le tiroir "News du jour" - Coloriage: Jeudi 28 Décembre 2006, 18:31.
Mardi (26/12/06)
Floue-moi
Ce soir, ce sera le songe.
Cette nuit, ce sera la vie.
Demain, ce sera l'envie.
Hier, c'était l'oubli.
Qui rêve me vis.
J'attends ma [Mise Amour].
Ton âme en joue contre joue.
Aldebert dans les oreilles,
Et des sourires de ses mots.
*
Au crayon de bois: ciorale, à 23:30 dans le tiroir "Pensive Pensine".
Lundi (25/12/06)
*
Comme beaucoup d'autres, j'ai vu Noël arriver que bien trop tard. J'ai pas eu le temps de me plonger dans l'ambiance. J'étais pas dedans.
Et maintenant, c'est déjà fini. Une journée que l'on savoure une fois le soir venu. Une fête que l'on regrette de ne pas avoir vécu en temps voulu. Déjà l'on s'éloigne.
Ce matin, je me suis levée en espérant de la neige sous mes yeux. Je ne suis qu'une petite fille pourrie gâtée. Et tous les sourires qui s'accrochent à mes cadeaux.
Mais quel beau rêve.
Samedi (16/12/06)
Six feet Under.
Je suis déprimée et fatiguée.
J'ai les larmes aux yeux et le sourire dans les chaussettes.
J'la comprends pas. Je la comprends plus. Faut croire que les fins d'années ne sont bonnes qu'à révéler les désillusions d'amitié. Et six ans vont partir en fumée. Parce que je crois avoir fait beaucoup d'effort. Mais que depuis le temps que çà dure, j'en ai assez.
Une sale gueule quand tu arrives. Sans que tu ne saches vraiment pourquoi parce que madame ne daigne pas te le dire.
Je voudrais te griffer au visage, t'arracher les yeux et t'hurler toutes mes larmes à la figure.
C'était pas le moment pour que je me remette en cause. C'était pas le moment. Pas en plein milieu de tout çà. Pas au milieu de tout ce qu'il y a à faire. T'avais pas à me faire çà. Surtout que je n'ai rien à me reprocher. J'ai cru que c'était ma faute. Que tout était de ma faute. Je sais que j'ai ma part de responsabilité. Mais c'est pas une raison de me plomber. T'es loin d'être une sainte. Et il faudrait faire attention. parce que je voudrais que toutes tes sautes d'humeurs te reviennent en pleine figure un jour. Pour voir comment c'est désagréable...
J'ai pris ma décision. Et peut-être que çà te forcera à me parler. Même si c'est pour me cracher des insultes au visage. Même si c'est pour finir en pleurs, au moins tu l'auras dit. Au moins tu l'auras fait. Et je ne suis plus à quelques larmes près.
Alors, je vivrais ma vie sans faire attention à la direction que tu prends. Dès lundi. J'en ai assez de faire semblant. Mais je ne dirais rien. Parce que tout a commencé pour je ne sais quelle raison. Et je sais très bien comment tu fonctionnes. Depuis six ans. Tout va me retomber dessus.
Et j'ai pas besoin de çà. Pas en ce moment où mes espoirs sont plus que bancals. Au moment où la licence avec mention s'enfuit à toutes jambes. Parce que je n'aurais que 5 de moyenne. Et même si ce n'est qu'une matière... il faut la compenser. *Sujet facile* Tu parles... J'aurais mieux fait de fondre en larmes...
Au crayon de bois: ciorale, à 16:10 dans le tiroir "Pensive Pensine".
Mercredi (13/12/06)
~Désabusée~
Au crayon de bois: ciorale, à 20:16 dans le tiroir "News du jour".




